Bulletin : Chapelle St Joseph - Nov 2018 (No. 1)

La Bonne Nouvelle de Calédonie

Jésus répondit à Pilate: “Vous le dites, je suis Roi.” (Jean 18,37) Notre Seigneur Jésus-Christ est Roi, il est “le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs,” (I Tim 6,15) mais “son royaume n’est pas de ce monde” (Jean 18,36), “Et son règne n’aura pas de fin.” (Lc 1,33) Notre Seigneur est Roi parce qu’il est Dieu. Et Notre Seigneur “règne par le bois de la Croix,” (Hymne Vexilla Regis), par son sacrifice, par la sainte Messe. Notre Seigneur est Roi parce qu’il nous a conquis au prix de son sang.

Satan, lui, ne veut pas du règne de Dieu, et il a dans ses mains le monde ennemi de la Croix, ”La foule scélérate crie: Nous ne voulons pas du Christ-Roi. Nous, joyeux, nous vous proclamons Roi-Suprême de tous les hommes.” (Vêpres du Christ-Roi) Le bon larron a cru en la royauté de Notre Seigneur, "Seigneur, souvenez-Vous de moi, lorsque Vous serez arrivé dans Votre royaume.” (Lc 23,42) Nous aussi, nous croyons au Roi de gloire, nous voulons le règne de Dieu en toutes choses, nous le demandons à chaque Notre Père, “Que votre règne arrive”, nous reconnaissons que le Christ-Roi a tout pouvoir sur nos âmes, sur les familles, sur les pays, sur toute la terre, sur toutes les choses matérielles, et spirituelles, il est le Roi des choses visibles et invisibles. Nous voulons le règne de Dieu, de sa grâce, sur les âmes, les coeurs, les volontés, les intelligences. Et si nous voulons vraiment qu’il règne, il faut dire la vérité, il faut rappeler la nécessité de la vraie Foi, sans laquelle, “il est impossible de plaire à Dieu,” (Hébr 11,6) et du baptême Catholique, “Aucun homme, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.” (Jn 3,5), il faut rappeler la nécessité de la grâce pour persévérer dans l’épreuve, car “c'est par beaucoup de tribulations qu'il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu” (Act 14,21) Les martyrs ont donné leur
sang pour le règne de Notre Seigneur, soyons prêts nousmêmes dans un monde qui prétend vouloir vivre sans Dieu, du moins à répondre vaillamment “à quiconque nous demandera compte de notre espérance” (I Pet 3,15).Mais “ne craignez point, petit troupeau; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume.” (Lc 12,32)

Et la vérité de l’histoire est telle que, comme le disait Monseigneur Lefebvre, la Rome moderniste a “découronné” Notre Seigneur Jésus-Christ. À la suite de la déchristianisation de la Société par la maçonnerie, qui a comme asphyxié la chrétienté du souffle de la Foi, pour la mener à l’apostasie, l’Eglise ellemême a prêté main forte, elle a bradé, désacralisé le trésor de l’Eglise en sa possession, la Messe, le dogme, la Foi, reléguant la Croix, le Sacrifice et même l’Eucharistie hors des Autels. Elle a mis sur le même plan les fausses religions et la seule véritable, la seule qui sauve, afin de ne pas faire de peine aux juifs, aux musulmans, aux protestants. Elle a abandonné tout à chacun à une fausse liberté d’avoir la croyance et la morale de son choix, de peur de poser une contrainte sur quiconque ne voudrait pas du règne de Notre Seigneur. C’est cela déposer Notre Seigneur, le découronner, c’est ne plus reconnaître qu’il est notre seul juge, notre seul sauveur, notre seul rédempteur, c’est finalement ne plus reconnaître que Notre Seigneur est Dieu! C’est nier ou renier la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ne sous-estimons pas les conséquences d’un tel blasphème, les erreurs modernes détournent, comme nous pouvons le constater, un nombre incalculable d’âmes, même consacrées, de la véritable adoration de Notre Seigneur. C’est la grande déchristianisation des âmes, des consciences, l’apostasie qui détourne de l’éternel royaume.

La récente canonisation du Pape Paul VI, est à la hauteur de la gravité de la crise actuelle. L’Eglise moderne veut donner en exemple de sainteté, à suivre par tous les fidèles de la chrétienté, le Pape qui a laissé les erreurs les plus pernicieuses et les plus destructrices du règne de Notre Seigneur s’introduire au coeur de l’Eglise, le Pape qui a déclaré avoir “plus que quiconque le culte de l’homme”, le pontificat durant lequel entre cinquante et soixante-dix mille prêtres ont quitté le sacerdoce.

Nul n’est obligé de prendre part au découronnement de Notre Seigneur opéré par le Novus Ordo Missæ, par la liturgie nouvelle, par la prédication nouvelle, car y assister couramment, c’est se laisser troubler et déstabiliser, c’est s’exposer au risque bien réel de faire naufrage dans la Foi, de perdre ce don inestimable de Dieu. Pas d’illusions, pas de présomption, surtout pour les parents qui ont charge de guider les âmes de leurs enfants vers le Ciel.

Chers fidèles, professons que Notre Seigneur Jésus-Christ est notre Dieu et notre Roi, que nous l’adorons. Nous, nous voulons qu’il règne sur nos corps, en les faisant servir d’instruments pour entretenir la sainteté de nos âmes. Nous voulons qu’il règne sur nos intelligences, en les soumettant aux vérités révélées et aux enseignements du Christ, qui est la Vérité. Nous voulons qu’il règne sur nos volontés, en observant les commandements de Dieu, en obéissant à sa volonté.Nous voulons qu’il règne sur nos coeurs, en sacrifiant nos affections naturelles pour aimer Dieu par-dessus toutes choses et nous attacher à lui seul. Très bientôt la liturgie de l’Avent mettra sur nos lèvres ces antiennes: “Ô Rex gentium, Ô Roi des nations, Vous qui régissez l’univers avec force et douceur, Ô Rex et legifer noster, notre Roi et notre législateur, venez Seigneur notre Dieu, venez nous sauver, ne tardez plus”.